La religion chez les histrions


Par rébecca


On observe chez les Histrions de bien nombreuses catégories d?individus dont notamment, les athées, les croyants et finalement les mystiques. Parmi les croyants et les mystiques, un nombre considérable d?entre eux louent un très grand respect à l?ensemble de la Triade. Quant aux athées, ils sont bien rares chez les Histrions. Un joueur qui ne vénère aucune de ces divinités doit au préalable justifier un tel Role Play à l'animateur de sa race sans quoi il ne pourra incarner plus longtemps son personnage. La religion est omniprésente chez les Histrions, un joueur qui ne respecte pas la religion Histrionne dévie donc du BG de la race.

À l?intérieur de la Triade, on inclut la Trinité qui englobe quant à elle trois autres divinités : La déesse de la Vie, de la Magie et finalement de la Mort. La Triade compte également parmi elle Denoël, Vesta et Ciryandil.

Les Athées
Ce sont des individus qui ne pratiquent aucun culte, excepté éventuellement une réminiscence d'un parent qui les a fait prier jadis. Vous comprendrez donc qu?ils sont relativement rares parmi les Histrions.

Les Croyants
Les Croyants croient en une ou plusieurs divinités et participent aux rites religieux d'une façon ou d'une autre. Au sein des Histrions, la plupart vénèrent la Triade ce qui englobe donc dans un même ensemble la Trinité, Vesta et Ciryandil. Ils adhéreront également aux cérémonies et aux innombrables messes qui seront apprêtés en l?honneur de leurs dieux.

Les Mystiques
Ces derniers croient en un principe ou une divinité, mais ne s'attachent pas à des rites religieux quelconques. S'ils prient c'est au fond de leur c?ur.

Vesta et Ciryandil
Le début d?une grande destinée

Tandis que les ténèbres de la nuit s?étendaient sur toutes les vastes contrées de la Terre d?Exil, les hostilités entre les peuples de ce monde débutaient. L?empereur Noctarius et la souveraine des Histrions s?étaient déclarés la guerre l?un à l?autre. Par centaine, de jeunes alevins rendaient l?âme dans les rivières et les mers de l?ancien monde.

Par delà les frontières du royaume Noctarius, une adorable fillette s?entêtait éperdument à combattre la fatigue. Cette jeune enfant, dont la chevelure argentée lui descendait jusqu'aux pieds, était d?une inoubliable beauté. Sur ses lèvres bien ourlées et son visage violacé s?esquissait sans cesse un tendre sourire et malgré ses centaines de printemps, elle semblait toujours avoir douze ans.

Malgré ses bâillements incessants, ses lourdes paupières et la langueur de ses membres, elle parvint finalement à s?accoutrer d?une simple toge blanche, à moitié transparente, puis se glissa à travers un vaste portail en pierre blanche pour y rejoindre sa mère et le reste de sa parenté. Au coeur de ces quatre imposants murs de marbre l?attendait néanmoins la dépouille inerte de son défunt paternel, Ciryon premier du nom. Son cadavre gisait au-dessus d?une énorme mare de sang et sur son corps à moitié dénudé se dessinait une bonne dizaine d?ecchymoses ainsi que l?empreinte d?une dague et de sa lame bien acérée. Plus loin, près du vestibule, gisait également le corps inanimé et froid du grand sourcier et de sa mère, Vestalë.

Vesta remarqua alors, à travers l?immense fenêtre de la salle de séjour, les sombres silhouettes qui l?épiaient, cachées dans les fourrés. Elle entendait les voix rauques de ces quelques créatures ainsi que leurs obscures incantations. Elle entrevoyait également les ailes noires de ses assaillants. Vesta ne pouvait abandonner les dépouilles de ses parents, ni freiner les agissements de ces ignobles personnes, si vraiment s?en étaient. Elle se recroquevilla simplement et s?éclipsa de leur vue.

Soudain invisible aux yeux de ces trois ou quatre assassins, elle bondit à l?eau et nagea de bon train. Elle connaissait chacun des recoins de sa noble cité, l?ancienne Romane. Un royaume, qui soit dit en passant, ressemblait beaucoup au nôtre. C?est ainsi que la douce Vesta perdit ses parents et son illustre mentor. C?est de la main d?un Noctarius que ce soir-là, trois Histrions de renom ont rendit leur dernier souffle de vie et cela, espérons-le, jamais aucun de nous ne l?oubliera.

Malgré le deuil qui pesait sur ses frêles épaules, Vesta trouva en son être la force morale et physique de poursuivre son apprentissage, celui de la toute prochaine sourcière. Son devoir serait alors de découvrir les vérités qu?elles qu?en soient, de les pister dans chacun des êtres qu?elle abordera. Ainsi, la future sourcière découvrirait également la source du meurtre de ses parents.

L?ascension de nouvelles divinités


Vesta aurait juré qu?elle venait de s?endormir quand Ciryandil la réveilla. Si le soleil n?était pas encore levé, comme les autres occupants de la maison, les coqs saluaient déjà les premières lueurs de l?aube. Vesta était à présent âgée d?environ 300 ans et malgré l?éducation qu?elle avait eue, elle ne connaissait pas encore la vérité au sujet du meurtre de Ciryon et Vestalë, ainsi que sur celui du précédent sourcier. Cela faisait plus de 100 ans qu?elle avait épousé Ciryandil, elle lui avait offert depuis longtemps son âme, son esprit et sa chair toute entière et le chérissait plus que qui que ce soit d?autre.

Vesta se joignit de bon gré au déjeuner qu?avait si généreusement cuisiné la mère de son tendre époux, des civelles et des crudités en bon nombre. Ils dégustèrent également volontiers la matelote d?anguilles à la bière brune qu?elle leur avait spécialement apprêté.

Ils quittèrent par la suite la demeure familière pour se rendre tout droit en direction du Consul Histrion. De nouveaux meurtres avaient répertoriés, les Noctarius n?avaient toujours pas cessés leurs crimes à l?égard des Histrions. S?en était assez, pensait Vesta. Ils devaient agir, mais ne s?avaient nullement comment s?y prendre. À ce rythme, il aurait sans doute suffit d?une soixantaine de lunes pour que plus aucun Histrion ne puisse vivre en ce bas monde.

Vesta, intrépide comme nulle autre, se rendit donc dans la cité suspendue des Noctarius et fut bien évidemment capturé par ces derniers. Cette capture engagea les Histrions au combat, ils se rendirent en bon nombre dans la cité noire. Nombreux sont ceux qui périrent au cours de cet affront.

Vesta y rendit également son dernier souffle de vie. Il paraîtrait néanmoins que Ciryandil aurait tenté de ressusciter sa belle, mais n?y serait pas tout à fait parvenu. Cette vaine tentative l?aurait épuisé à un point tel qu?il aurait rendit, lui aussi, son tout dernier respire. Quant à Vesta, elle n?aurait été qu?à moitié ressuscitée. Ainsi, les divinités de ce monde durent admettre qu?ils ne pouvaient réintégrer la Terre d?Exil, ni aller dans le royaume des morts. À défaut de leur trouver un endroit plus convenable où vivre, ils leur autorisèrent à rejoindre le panthéon des dieux et à regagner leur ancienne cité s?il le désirait, sous leur formes d?autrefois.

Depuis lors immortels, ils ont sus gagner le respect de leur peuple et même la convoitise de certains. Ils ont accrus leur savoir et leur sagesse, devenant ainsi plus importants aux yeux des Histrions que qui que ce soit d?autres.

Ils se montrent que très rarement, mais lorsque cela leur arrive, on ne distingue généralement qu?une sorte de forme translucide et lorsqu?ils osent émettre un son, chacun des mots semblent sans cesse se répéter dans l?esprit de la personne.

La Trinité


Lorsqu?ils apparurent sur la Terre d?Exil, les Histrions appréhendaient un bon nombre de choses, les êtres de la surface notamment, mais également l?odeur de la mort, de la perte d'un être cher. Leur frayeur, mais également la passion inconcevable qu?ils manifestaient les uns aux autres vint finalement à concevoir Hísilómë, la Trinité. À l?aube, alors que les quelques lueurs du Soleil vinrent leur faire face, la Trinité apparut devant quelques Histrions et céda rapidement son corps à Lórellin, la Déesse de la Vie. Par la suite, lorsque le soleil atteignit le zénith, la Trinité révéla un second aspect d?elle-même, Amarië la Déesse de la Magie. Au crépuscule, vint alors la toute dernière-née, la Déesse de la Mort, Írissë.

Caractéristiques
Les quatre déesses, Hísilómë et les trois autres, possèdent en fait le même corps. La Trinité est une femme à la peau bleutée, parfois même argentée. Elle a de longs cheveux noires, c'est d'ailleurs l'une des seules choses qui recouvrent son corps, qui la plupart du temps n'a pas le moindre vêtement si ce n'est qu'un pagne ou une serviette. Elle est d?une beauté inégalable et à peine comparable à celle d'une dryade, d'une nymphe ou de quoique ce soit d?autre. De nature plus pudique que ces cons?urs, Amarië conserve toutefois quelques habits. Métaphoriquement, on dit qu?elle n?exhibe pas tout son être comme les innombrables arcanes de la magie.

Mythes
La Trinité, la Déesse de la Vie, de la Magie ainsi que celle de la Mort ne sont en fait que plusieurs aspects du même être. Hísilómë est l'entité auquel s'agrègent les trois autres divinités, on l?a surnomme la Trinité. C?est en quelque sorte la seule que nous puissions percevoir, mais c?est également la seule à qui il nous est impossible de discuter. C?est la plus importante d?entre toute. Elle conserve absolument toutes les aptitudes et le savoir des trois autres déesses. Avant même que Lórellin, Amarië et Írissë ne viennent au monde, elle divisa son existence en trois parties selon les cycles du Soleil, le matin, le jour et la nuit. Puis, sacrifia son âme pour la pérennité des trois autres, Lórellin pouvant ainsi se manifester à l?aube, Amarië par la suite et Írissë dès le crépuscule. L?âme originelle de Hísilómë subsiste toujours quelque part, mais nul ne sait si la Trinité aspire la recouvrer un jour définitivement. Il paraîtrait néanmoins qu?aux éclipses lunaires et solaires, il lui arrive quelquefois de récupérer son corps. Certains prétendent également que si nous nous réveillons avant l?aube, avant même que les lueurs du Soleil n?atteignent Profania, nous pourrions entrevoir l?âme de Hísilómë errée au-dessus du sable rutilant du désert. La Trinité demeure à l?intérieur d?un vaste palais hors des cercles du monde, elle vit entourer des Histrions qui ont achevé leur cycle.

Culte et rites religieux
Depuis l?une des toutes dernières éclipses qu?il y eut jadis au sein de la Terre d?Exil, avant même que le fléau n?entame son parcours, les Histrions ne pratiquent plus aucun rite pour ces divinités. Cependant, à l?aube, ils vont souvent se réveiller avant le Soleil afin de voir l?âme de Hísilómë errer sur le sable rutilant du désert.


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