Le Royaume céleste
par Lanongue Mirelle, théologienne
En dépit de ce que
peuvent penser nos confrères théologiens athées, nous, croyants, avons une
toute autre perception du monde qui nous entoure ainsi que des puissances y
prenant place. Il serait aussi fourbe et vil que de croire aux propos écrits
par Eusiphore Maniquéin en croyant que celui-ci se fusse basé sur de soit disant
preuves. En fait, les preuves sont bien présentes, mais les explications de
celles-ci peuvent dire tout et rien. Je tenterai donc, dans ce cours traité, de
mettre fin aux doutes qu’aurait put éveiller l’écrit portant le titre Divinité
et Religion, d’Eusiphore.
Pour
commencer, il serait de mise de faire un bref rappel des faits observables en ce
monde afin de pouvoir expliquer de façon rigoureuse les phénomènes nous
entourant. Tout d’abord, il est aisé de constater que des personnes vouant
culte convenablement à certaines religions sont parfois investis de pouvoirs
pouvant être canalisés en sortilèges de toute sorte. Puisque ces pouvoirs ne
peuvent sortir tout bonnement de nul part. Nous nommerons les grandes puissances
accordant de tels pouvoir à leur fidèles, des divinités.
En terme plus
concrets, ces divinités vivent en d’autres plans et accordent un certain
pouvoir aux mortels les vénérant. Sur ce point donc, le théologien Eusiphore
Maniquéin partageait les mêmes arguments que moi, alors je vous invite
fortement à lire le passage dans son traité traitant des plans ainsi que de
l'influx divin transmit au fidèle par une faille planaire. Cependant, là où
nos propos diverges, est en ce qui a trait à la nature même de ces entités
extra-planaires. Nous ferrons donc un bref survol sur la nature de ces divinités.
Les
puissances extra-planaire ne sont pas que des entités ne voulant que tirer un
pouvoir de par leur contact avec les habitants de Profania, elles sont beaucoup
plus complexe que cela. Eusiphore a décidé jadis de ne pas écouter ceux
affirmant avoir eu un contact rapproché avec ces entités extra-planaires, ce
fut un choix raisonnable dans la mesure où il voulait faire des recherches basés
sur des faits et des preuves. Cependant, le monde n'est pas que faits et
preuves, il comporte aussi une dose d'information qu'il faut savoir écouter. Ce
fut donc moi, Lanongue Mirelle, qui entreprit d'écouter tous ceux et celles
affirmant avoir eu un contact avec l'au-delà. Évidemment, parmi ces individus
se cachait un bon nombre d'imposteur. Les reconnaître ne m'était pas
difficile, car j'eu recours à un sérum confectionné par l'un de mes précieux
collaborateur qui avait pour effet de plonger ceux que je questionnait dans un
profond coma et il m'était possible de les questionner ainsi sans craindre le
mensonge. Certain d'entre eux ne se réveillaient jamais, c'est le prix à payer
pour l'avancement de la connaissance collective. Voici donc ce qui émana des
nombreuses conversations avec ces témoins.
Cet
ailleurs est connu sous le nom de Royaume céleste et il est dit qu’en cet
endroit, la dualité est toute puissante. La lumière côtoie la noirceur, la
mort se mêle à la vie, la paix génère la guerre et le renouveau se dissimule
dans la destruction. Les divers personnages habitant ce royaume ne font pas
exception à ce principe de base et sont tous investit d’un statut de divinité
leur donnant juridiction sur une facette du monde. Ces différentes facettes
sont nommées sphère d’influence.
Parmi
ces divinités règne le mot d’ordre de conserver l’équilibre sur le monde.
Mojeneus, le dieu de la justice et de la loi, veille à conserver l’équilibre
dans le Royaume céleste et a le pouvoir de convoquer des assemblés ayant pour
but de juger les divinités s’éloignant de l’équilibre. Cependant, les
assemblés ainsi convoqués ne rendent qu’une sentence facultative, laissé au
bon vouloir de l’accusé. Car, même si une divinité est déclarée fautive,
l’emprisonner ou l’empêcher d’avoir contact avec le monde des mortels
briserait l’équilibre de sa sphère d’influence.
Au
sein du Royaume céleste, chaque divinité possède un endroit isolé de tous,
dans lequel ses fidèles ayant perdu la vie sur Profania se retrouvent. Aucune
divinité ne peut pénétrer dans le domaine d’une autre sans son accord.
Ainsi, chaque divinité est maître d’un endroit dans le Royaume céleste.
Contrairement
à ce que l’on pourrait penser, les divinités ne sont pas immortelles. En
fait, nous sommes trompés par leur puissance sans borne. Il arrive que
certaines divinités engagent des combats dans l’au-delà, mais que très peu
d’entre eux se terminent avec la mort d’un dieu. L’effet de ces assassinas
divins est encore à ce jour un sujet très mitigé. Certains racontent que la
sphère d’influence de la divinité ayant périt serait perdue à tout jamais,
tandis que d’autres affirment qu’elle serait transférée à celui ou celle
l’ayant tué. Quoiqu’il en soit, les preuves manquent afin de trancher sur
la question.
Sur
une note plus tangible, je vais expliquer la façon par laquelle les divinités
peuvent accorder des pouvoirs à leurs fidèles. Tout d’abord, il faut
comprendre que pour qu’une divinité puisse faire don d’une puissance à
l’un de ses fidèle, il faut qu’elle en ait elle-même. Le processus par
lequel une divinité est investie de pouvoir est très simple, il s’agit en
fait de la croyance. Plus une divinité est reconnue en tant que tel sur le
monde de Profania, plus elle est puissante. Les méthodes utilisées par les
divinités pour se faire connaître sont multiples. Certaines useront de la
peur, d’autre de la beauté, d’autre des légendes à leur sujet, etc. Toute
technique est bonne pour éveiller la croyance des peuples de Profania.
Une
fois la croyance acquise, les divinités sont en mesure de remercier les plus
aptes à répandre leur nom sur Profania. Ces gratifications ne sont pas accordées
à n’importe quel croyant, seulement ceux ayant une prédisposition à
canaliser ces pouvoirs peuvent en être investit. Néanmoins, il faut savoir que
bien que les divinités ne peuvent accorder des pouvoirs qu’à un seul type
d’individus, elles peuvent écouter les prières de tous. Les prières peuvent
être exaucées ou non, mais elles sont toujours écoutées.
Une
autre grande question que tout bon homme de savoir se pose est celle traitant de
ce qui peut bien se passer après la vie. Le processus par lequel doit passer un
défunt est assez compliqué en soit, donc je n'en expliquerai que les grandes
lignes. Tout d’abord, lorsque la mort frappe, deux scénarios peuvent
survenir. Le premier étant que l’âme reste coincée dans le monde des
mortels et le deuxième étant qu’elle quitte vers un endroit de transition
nommé Desperados. À Desperados, l’âme sera jugée apte à retourner sur le
monde des mortels ou non. Dans les deux cas, l’âme passera dans un second
lieu de transition. Ce lieu peut prendre deux aspects, car il dépend du type
d’individu le parcourant. La raison des différents aspects est encore à ce
jour inconnu. Si à Desperados l’âme a été jugée apte à retourner dans le
monde des mortels, elle saura se frayer un chemin dans l’autre lieu de
transition. Si, à l’inverse, le jugement porté à son égard était négatif,
elle devra attendre en ces lieux jusqu’à ce qu’une divinité manifeste le désir
de l’emmener dans son domaine. Parfois, la décision de retourner dans le
monde des mortels peut être réitérée, tout dépendant des cas.
Lorsqu’une
âme attend un certain temps sans être réclamée par une divinité, elle
devient la propriété du dieu de la mort, Kellios. Il est dit que ces âmes
d’infidèles sont envoyés dans le domaine du dieu de la mort, une sombre nécropole,
et qu’elles sont torturés pour toute l’éternité. Les fidèles de Kellios
se chargent d’administrer les doses de souffrance quotidienne à ces infidèles.
Dans la plupart des familles de Profania, les parents incitent leurs enfants à
prier un dieu quelconque très jeune pour qu’ils puissent échapper à
l’emprise de Kellios.
À
présent que vous en savez un peu plus sur le royaume céleste, je vais pouvoir
vous en énumérer les différentes sommités y résidant. Depuis que l'on connaît
la présence de telles puissances, nous avons prit l'habitude de leur accorder
un certain rang hiérarchique. Ce rang est basé sur la quantité de pouvoir
étant à la disposition de la divinité. Voici donc le panthéon des divinités
connues à ce jour :
| Puissance Suprême | |||||
| Mana | |||||
| Puissances Majeures | |||||
| Carcan, dieu de la guerre | Mojeneus, dieu de la justice et de la loi | Ashtérios, dieu de la magie | Dorrifin, dieu de l'ombre | ||
| Fraya/Myrrha, déesse de la nature et du renouveau | Kellios, dieu de la mort | Nûnna, déesse de la connaissance | |||
| Puissances Mineures ou semi-dieux | |||||
| Arian, dieu de la bravoure et de la loyauté | Chormia, déesse de l'amour | Citifla, déesse du voyageur | Henro, dieu de la fête et du divertissement | ||
| Siegrid, déesse de la manipulation et du mensonge | Valex, dieu du prestige et de la renommée | ||||
Il
n'est pas dit qu'il n'existe aucune autre puissance divines, donc le fait
d'ouvrir grand les yeux sur les phénomènes nous entourant pourrait, un jour,
nous faire percevoir un nouvel habitant du Royaume céleste. Ce n'est pas toute
ces divinités qui possèdent une religion officielle à proprement parler. Pour
certaines divinités, les croyants prient librement, sans restrictions
particulières, tandis que pour d'autre, une forme est établie pour les
prières et des dogmes sont présents. Cette structure particulière utilisé
pour diriger les croyants en une certaine direction est nommée religion. Il est
à prévoir que dans l'avenir, plusieurs nouvelles religions feront surface pour
combler les différents manques de fondement pour le mode de vénération de
plusieurs divinités.
À présent
que les grandes lignes sont tracés sur la vision du monde d'une croyante,
j'espère que le traité d'Eusiphore Maniquéin ne sera plus considéré comme
étant le seul écrit sur les puissances célestes.
- Lanongue Mirelle, théologienne