CONTES ET LEGENDES






Landolors

La succube

Au premier pas sur le monde de Profania, une vieille légende Landolor raconte la torture et la colère d'une très vieille Noctarius...

Parmi les proche de Xain Arask- maudit soit il - embarqués à bord du Grand Vaisseau Elevorn, était présente une jeune noctarius du nom d'Axerka Mundix. Si elle faisait en effet partie des proches de Xain, certaines rumeurs disaient qu'elle était sa fille...D'autre sa petite sœur... Mais quelle importance...Les rumeurs sont des rumeurs...Et les liens de parenté de ces monstres importent peu dans cette histoire... Les anciens Landolors narrant les récits d'arrivée dans Profania n'oublièrent pas de citer à quelle point ces quelques Noctarius étaient félons et lâche... Mais leur machiavélisme était sûrement leur pire avantage....

Mariott Premier était tout jeune à cette époque, et si son intelligence et sa sagesse n'étaient pas négligeables, il en reste que sa fierté était omniprésente. On dit même que lors du voyage il perdit son sang froid avec cette petite peste ailée, et qu'il l'insulta copieusement... Axerka le maudit lui et tous ses descendants.

Après ce petit incident, tout le monde oublia l'affaire...Mais quelques années plus tard, cette furie fut trouvée dans les fondements de la ville de Tradenia... Son arrestation fut très vite établie par le Chef de la Garde, et son arrestation couta la vie de six bons éléments, qui moururent du poison... Ce monstre fut offert aux geôles de Mariott, et après tortures, les bourreaux landolors réussirent à lui faire avouer maintes disparitions meurtres et enlèvements... Le Chef de la Garde fut promu à un haut rang, et les paysans crurent pouvoir dormir sur leurs deux oreilles... Axerka fut jugée en bonne et due forme, condamnée à mort par le grand Chancelier...

Malheureusement, la sorcellerie était son alliée, le temps de sa condamnation, elle offrit son sang a des puissance supérieurs de Lespen... Elle dessina de sombres pictogrammes sur le sol de sa cellule... Quand elle mourut brûlée vive, une fumée noire s'échappa du bûcher, et un rire maléfique put être entendu par tous... D'après les dires, les rumeurs, les colporteurs, ou tout ce genre de choses qui permettent de synthétiser les faits d'une histoire, elle aurait vendu l'essence de son âme à une ancienne déesse de la prospérité : Succuba.

Succuba dit on, était d'une beauté phénoménale, éblouissante... Mais un jour prise de chagrin et de colère, elle fut punie par une divinité majeur... Cette dernière lui affligea le châtiment d'être hideuse la journée et resplendissante la nuit... Axerka aurai maintenant, dit-on, le même châtiment.. Peut être s'en sert elle la nuit pour séduire des Landolors et les dévorer? Peut être n'est qu'une légende ou le récit du fou que je suis... Qu'importe...qu'importe...

Le peigne d'Or

Voilà longtemps il y avait aux limites du Désert, dans les territoires Landolor, un petit village, « L’Aurore », dominé par une tour, dont il ne reste aujourd’hui que des ruines.

Louis le Bel, seigneur de la tour, était respecté et apprécié des habitants du village, grâce à son courage et ses bienfaits dans les domaines défensifs et administratifs des terres qu’il gouvernait. Il était marié à Dame Isabelle et leur vie n’était parcourue que par peu de péripéties.

Mais, après une longue période de paix, un puissant groupe de brigands, jaloux de la prospérité qui régnait dans le petit village, envoyèrent des menaces à son seigneur lui demandant de fuir son village, en laissant toutes leurs richesses derrière eux. Louis, trop attaché à son territoire, pris cela pour une déclaration de guerre et disposa ses hommes au combat.
Louis le Bel se distingua une fois de plus pour sa bravoure et les anciens rappelaient ses vieux exploits dans les quelques conflits qu’ils connurent. Le seigneur allait toujours à la tête de ses hommes, et il n’autorisait à personne d’autre qu’à lui-même d’occuper sa place en temps de guerre.

Mais revenons à cette confrontation, qui fut certainement l’une des plus importantes qu’il fut permis de connaître à l’honorable Landolor.
Un jour, durant un combat particulièrement violent, un des brigands transperça son armure grâce à son fleuret et Louis, monté sur son destrier, connut une chute qui lui fit perdre connaissance. Quand ses compagnons le virent au sol, couvert de sang, ils crurent qu’il était mort et ils ordonnèrent la retraite. La nouvelle arriva rapidement jusqu’à la tour du village et tous pleurèrent avec Dame Isabelle de la mort d’un seigneur tant chéri.

Mais Le Bel n’avait pas péri. Il ouvrit les yeux et tenta de se mouvoir.
- Ne bouge pas, la blessure ne s’est pas refermée.
Il entendit que cela provenait d’une vois féminine, mais pas de celle de sa femme ni d’aucune autre villageoise de sa connaissance. Celle qui parlait ainsi était une jeune Landolor, qui faisait certainement partie du groupe de brigands, aussi belle qu’ un songe, qui lui souriait tandis qu’elle passait un linge humide sur son front. Louis tenta de prononcer quelques mots, mais il avait la bouche sèche.
- Ne parle pas. Tu es dans le camp des brigands et j’ai peur que tu ne doives y rester pour longtemps.

Le Bel guérit, mais ils le gardèrent prisonnier, tout comme quelques autres habitants de son village, capturés lors de la retraite. Ayant été vaincus lors de la tentative de prise de la vile, les brigands avaient envoyé de nombreuses missives pour obtenir une rançon. Mais Dame Isabelle refusait de payer la somme demandée, persuadée que son mari était bien mort et que les brigands mentaient quant au fait qu’ils le tenaient prisonnier. De plus, elle était certaine que son mari n’aurait jamais voulu céder au chantage et le lien entre les habitants était tellement fort qu’ils eussent préférés mourir enfermés que de faire payer leurs familles d’une dette dont ils ne pouvaient s’acquitter.

Pendant quatre longues années, le seigneur resta dans ce camp sans pouvoir communiquer avec les siens, mais la jeune fille qui avait veillé sur lui, qui se nommait Diane, était si douce et si belle qu’il tomba rapidement sous son charme. De cet amour naquirent deux enfants et Le Bel finit par oublier sa maison et son épouse, Dame Isabelle, qui dans la tour pleurait toujours sa perte.

Mais, aussi vite qu'étaient arrivés les conflits, revinrent les temps de paix, et les prisonniers furent libérés après que les brigands eussent enfin décidé de changer de région. Louis eut envie de retourner à son foyer et partit donc, promettant à son aimée qu’il reviendrait pour les chercher, elle et les enfants. Diane accompagna son départ avec ses larmes.

Le retour du seigneur à l’Aurore engendra une des plus grandes fêtes du village. Dame Isabelle ne croyait toujours pas en son bonheur ; les parents et les amis ainsi que toutes les personnes de la tour festoyèrent durant de nombreuses journées et de nombreuses nuits, à l’honneur de celui qu’ils croyaient mort.

Louis le Bel n’oublia pas pour autant son autre femme, la jeune Diane et ses enfants, mais sa renommée parcourut toute les landes et sa bravoure fut requise à Tradenia pour diriger un haut poste militaire. Il abandonna à nouveau sa tour et il partit vivre à la cité Landolor, certain que ses nouveaux bénéfices, une fois envoyés à son village natal, lui permettraient de connaître une prospérité encore plus grande.

Mais Diane n’avait pas oublié Louis et elle continuait d’espérer le retour de son aimé. Elle attendit encore et encore, et ainsi passèrent quatre ans. Elle décida alors de partir à sa recherche. Elle emmena ses deux enfants et se dirigea vers le village de l’Aurore.
Mais là plus personne n’y vivait. En effet, tous avaient fini par rejoindre Tradenia, tristes du départ de leur seigneur.
- Cette maison est sienne et il y reviendra forcément un jour, et nous, nous l’y attendrons.
Diane s’assit alors sur les escalier et commença son attente.
Mais Louis le Bel ne revint pas.

Les saisons et les années passèrent. Un jour, une bergère qui se promenait avec son troupeau aux alentours des ruines de la tour vit quelque chose qui l’étonna : là, sur les escaliers qui étaient ceux de l’entrée principale, une femme était assise, et deux enfants jouaient paisiblement à ses côtés. Ils portaient des habits étranges et la femme peignait ses longs cheveux dorés avec un peigne d’or qui brillait au soleil. La bergère s’approcha, curieuse, mais quand ils l’aperçurent, les trois disparurent parmi les ruines. La jeune fille s’empara du peigne d’or que la dame étrange avait perdu dans sa fuite. Elle appela, mais personne ne répondit, raison pour laquelle elle garda le peigne et rentra chez elle en reconduisant son troupeau.
Elle n’avait pas fait vingt pas qu’elle entendit une voix dire :
- Dame, mon peigne !
En se retournant, elle vit que la dame mystérieuse la suivait. Prise de peur, elle se mit à courir mais la dame la poursuivit, répétant sans arrêt :
- Dame mon peigne ! Mon peigne !
La bergère jeta le peigne au sol et continua sa fuite sans regarder en arrière.
Depuis ce jour, beaucoup furent ceux qui voulurent voir Diane et ses enfants même si, à ce que l’on dit, personne n’y est arrivé jusqu’à ce jour.




Spanius

 

« L'histoire dé Saverio el loco ».

Il est une histoire au peuple Spanius qui perdure de générations en générations : « L'histoire dé Saverio el loco ».

Il y a fort longtemps, dans une ville du nom del Juerguista, vivait un vieux Spanius qui cherchait à produire le meilleur alcool qu’il soit. Il était bien connu et aimé de tous, tant par son caractère joyeux que par son vin rouge. Ce vigneron endurci passait la plupart de son temps dans les vignes au sud de la ville et on ne le revoyait que lors des fêtes dans lesquelles le vin coulait à flot.

Lors d’une soirée bien arrosée, un jeune Spanius hésitant devant le choix des vins qu’affichait un des taverniers de la cité, eut une idée de génie. Sans un sou en poche, il imagina le projet d’une fête spéciale qui pouvait lui rapporter gros, où des parieurs désigneraient le meilleur producteur de vin de tout El Juerguista. Le peuple Spanius, extrêmement joueur, approuva volontiers cette idée et plusieurs dizaines de vignerons, de l’amateur au plus connu, se préparèrent à ce qui allait être l’une des plus grandes fêtes Spanius.

C’est à cette période que Saverio le vieux vigneron se fit de plus en plus rare au sein de la cité del Juerguista. L’on disait que ce dernier mettait au point son meilleur cru dans sa cabane au sud de la ville. En effet les plus curieux pouvaient observer la cabane du vieux Spanius, illuminée de jour comme de nuit sans jamais que celui-ci ne sortît. Des semaines et des semaines passèrent sans aucune nouvelle de Saverio. Les plus courageux qui osaient frappés à sa porte recevaient en guise de réponse une volée de plombs d’un vieux mousquet tiré depuis la seule fenêtre du premier étage.

Enfin fut venu le jour où tout le peuple convié à la fête allait juger du meilleur vin de toute la ville. De nombreux participants se présentèrent avec leurs produits qu’ils avaient mis si longtemps à concevoir. La fête dura très longtemps et ce ne fut que tard dans la nuit que les membres du jury qui pouvaient encore s’exclamer clairement annoncèrent le résultat. Tous les regards étaient fixés sur le vieux Saverio qui était enfin sorti de sa vieille bicoque. Ce dernier ressemblait désormais plus à un vieil alchimiste rendu fou par son travail laborieux qu’au joyeux luron d’auparavant. Le premier prix fut finalement accordé à Fernandiero Lopez, un jeune Spanius. Saverio devint alors dans une colère noire, et les « on-dit » racontent encore qu’il fallut trois Spanius bien costaud pour maîtriser le vieillard en colère. Ce dernier reparti en jurant par tous les noms qu’il méritait de gagner ce concours. Après ce léger incident la fête repris son cours jusqu’à épuisement des bouteilles du concours.


Plusieurs dizaines de jours après la grande fête de l’alcool Spanius, de petits incidents sans conséquences au sud de la ville soulevèrent des interrogations de la part des habitants. Cette année la, la récolte de raisins fut particulièrement désastreuse, et les seules cuvées de vins étaient beaucoup trop acide. Pire plusieurs Spanius furent gravement atteint d’un mal étrange après une beuverie dans l’une des auberges. La tension monta rapidement dans la ville, les uns montrant les autres du doigt, les accusant de vouloir empoisonner leurs voisins. Par chance un gérant d’une taverne aperçut dans sa cave le jour suivant un vieillard répandant un liquide noir dans les cuves au sous sol de sa taverne. Reconnaissant Saverio, il ne fallut pas longtemps à tout El Juerguista pour le désigner comme responsable de tous les désastres qui venaient de se produire. Traîné jusqu’à l’extérieur de la ville, il fut banni du territoire Spanius et l’on brûla son atelier afin de se débarrasser de la malédiction.

Depuis ce jour on entendit plus parler de ce vieux Spanius et le malheur reposant sur El Juerguista prit fin.

Chaque année une taverne de la ville est toujours designée pour servir de lieu au concours du meilleur alcool Spanius.
On se sert encore aujourd’hui de ce vieux conte lors de veillées pour effrayer les enfants, leur interdisant de s’aventurer sur l’ancien terrain de Saverio el Loco.


Lé Maladroit

  Une jeune Spanius, avait épousé un homme très maladroit. Lorsqu’elle le laissait seul à la maison, il mettait tout sans dessus dessous. Quand elle l’envoyait au marché pour vendre ou acheter quelque chose, il était incapable de marchander.

Pourtant un jour elle l’envoya au marché pour y vendre un tapis qu’elle avait tissé etlui dit :
- Sourtout, né lé vends pas à oune femme ou à oune homme qui bavardent, car ils cherchéront à tromper lé temps !
Alors le mari se rendit au marché, mais tout le monde y bavardait. Chaque fois qu’un acheteur voulut acquérir son tapis, il répondait :
- No, vous né l’aurez pas ! Vous parlez trop !
Ainsi, il ne put vendre son tissu et rentra chez lui.

Sur la voie du retour, il passa devant un petit temple. Il y entra pour faire une prière. A peine l’avait-il terminée qu’il entendit sonner les cloches. Il laissa le tapis au pied de la statue d’Arian, protecteur des Spanius, et alla voir ce qu’il se passait.
Quand il revint, il ne trouva pas le tapis. Alors il s’adressa à Arian :
- C’est toué donc qui mé l’as achété ? Tou né voulais pas té rendre au marché pour né pas té compromettre, n’est-ce pas ? Ma il faut mé payer mon tapis !
La statue ne bougea pas, bien entendu, et le mari attendit quelque temps. Perdant patience, il lança un coup de pied à la statue d’Arian qui tomba à la renverse. A ce moment, cinq pièces d’argent roulèrent à ses pieds ; c’était l’offrande qui avait été faite au dieu.
- Bene, dit le mari. Tou m’as payé.
Il prit les cinq pièces et s’en alla.

Quand il revint chez lui, il donna à sa femme son dû et lui raconta ce qui s’était passé.

Peu de temps après, sa femme l’envoya au marché pour qu’il achète deux douzaines d’aiguilles. Quand il rentra, sa femme lui demanda de les lui donner.
- Eeeeeh, tou sais…, dit-il, les aigouilles, yé né les ai plous…. Chémin fésant y’ai aperçou oune dé mes amigos qui dressait oune meule dé paille. Y’ai voulou l’aider. Ma avec dans la main toutes ces aigouilles, comment aurais-je pou l’aider ? Alors yé les ai yétées dans la paille et, plous tard, yé n’ai pas pou les rétrouver.
- Ma qué tonto ! Est ce qué tou es fou ? Des aigouilles, on né lé tient pas dans la main, on les met dans sa poche !
- Si, tou as raison. La prochaine foué, yé férai attention.

Peu de temps après, sa femme l’envoya chez le forgeron pour acheter des crochets. Il les mit dans la poche de son poncho qui fut complètement déchiré. La femme se mit en colère :
- Tête dé bourrique ! Tou es fou ! Comment né t’es tou pas rendou compte qué tou déchirais ton poncho en mettant des crochets dans ta poche ?
- Ma alors comment aurais-je fait ?
- Tou aurais dou les mettre dans oune sac qué tou aurais porté sour ton épaule !
- Ho, si bien sour ! Yé férai plous attention la prochaine foué.

Le jour suivant, elle lui demanda d’acheter un petit cochon. Il en fit l’acquisition, puis il le fourra dans un sac qu’il jeta sur son épaule. Quand il rentra chez lui, le petit animal était mort, étouffé. Sa femme s’écria :
- Ma quel chorizo tou fais ! Tou as étouffé lé pétit cochon ! Tou aurais dou l’attacher à oune corde et lé faire courir derrière toué !
- Si, tou as raison. La prochaine foué, yé t’écoutérai.

Le jour de la foire, elle demanda à son mari de lui acheter une cruche. Il exécuta donc ses désirs et attacha l’objet à une corde qu’il traîna derrière lui. Quand il arriva chez lui, il ne restait plus que l’anse.
- Dios miiiiio ! C’est la dernière foué qué yé t’enverrai à la fouère !
- Bene ! Tou iras la prochaine foué ! Moué, yé restérai à la maison !

A la prochaine foire, c’est donc sa femme qui s’y rendit et elle dit avant de partir :
- Ecoute moué bien ! Né laisse pas nos chèvres s’approcher dé nos vignes. Sourtout, né descend pas dans la cave et né mets pas les tonneaux en perce. Né touche pas non plous au pot qui contient dé la mort-aux-rats (en réalité, c’était du sucre), car si tou y goûtes, tou mourras ! Ah, si ! Et sourveille la poule et ses poussins !
Puis elle s’en alla à la foire.

A peine avait-elle quitté sa maison, que son mari se coupa une belle tranche de jambon. Mais, il pensa qu’avec un verre de vin ça serait encore meilleur et il descendit à la cave pour mettre un des tonneaux en perce. Par malheur, il laissa tomber le bouchon. Pour empêcher le vin de couler, il y mit son doigt. Il appela alors son chien pour se servir de sa queue comme bouchon. Il se précipita ensuite à table avec la hâte de manger sa tranche de jambon et de boire son verre de vin. Hélas ! A ce moment un voisin l’appela, parce que ses chèvres avaient réussi à s’approcher des vignes. Il courut à la cave pour appeler le chien qui le suivit à toute vitesse. Tout le vin du tonneau se mit à couler sur le sol de la cave. Il alla chercher des sacs de farine dans le grenier, espérant qu’elle cacherait le vin. C’est alors qu’un renard s’introduisit dans le poulailler et mangea la poule.

Alors, après tant de malheurs, l’homme fut désespéré.
- C’est la malédictionne ! s’écria-t-il. Qué pouis-je faire mainténant ?
Alors, il prit le pot qui, croyait-il, contenait de la mort-aux-rats et commença à en manger en espérant mourir. Mais le goût lui parut si bon qu’il en absorba tout le contenu.
Bientôt, il se rendit compte qu’il ne mourrait pas et prit donc une hachette. Il la lança en l’air, pensant qu’elle retomberait sur sa tête, mais en la voyant tournoyer il prit peur et se sauva à l’autre bout de la pièce. Puisqu’il ne réussissait pas à mourir, il alla dans le poulailler et se mit à couver des œufs. C’est ainsi que sa femme le trouva.
- Mon pétit mari chéri, dit-elle. Qué fais tou là ?
- Cot, cot… répondit-il.
Elle ne lui fit pas de reproches et dit seulement :
- Viens près dé moué, mon pétit mari chéri.
Et elle lui pardonna, car l’on ne peut pas en vouloir à quelqu'un de sa maladresse.

 




Noctarius

 

La magie entropique

Ces derniers temps, la magie semblait particulièrement capricieuse au niveau du royaume Noctarius et les différents jeteurs de sorts du royaume ne comprenaient pas ce qui leur arrivait… Les mages se tournèrent alors vers la tour de magie et leur archimage Zarkanax ainsi que son conseil de magie mais il semblait que l’on ne puisse obtenir de réponse satisfaisante de leur part…

L’archimage du royaume était une Noctarius : Zarkanax. Elle était versée dans la voie étrange de la magie draconienne et démonique, et à créer des sorts de très haut niveau dans cette spécialité ô combien obscure. Cette noctarius était dévorée d’ambition et avait un comportement incroyablement froid, presque reptilien… De tous les archimages, elle était probablement l’une des plus puissante et tous la craignent même les maîtres de la nécromancie…

Grâce à ses études acharnées, elle avait réussie à invoquer et à contrôler des démons supérieurs et ce, par le biais de la magie démonique. Ainsi, elle avait réussi à retourner la magie des plus puissants démons contre eux… Cependant, ces succès extraordinaires ne lui suffisait pas, alors elle décida de s’attaquer aux dieux.

Ainsi, elle réussit à charmer la frivole Chormia, déesse de l'amour. Puis, elle avait réussie à lui extirper tout son pouvoir ce qui l’avait presque totalement détruite. Elle avait réussi ce tour de force, il y a maintenant près de 20 ans, lors d’une conjonction magique particulièrement puissante, ce qui explique que maintenant, l'amour se soit raréfié dans la région et soit appelé à disparaître…

Grisée par ce succès et ivre de pouvoir, elle eut donc décidée de s’attaquer à un dieu plus puissant et plus en rapport avec ses centres d’intérêt, lors de la prochaine conjonction. Or la conjonction eut lieu il y a une semaine. Ce dieu était Dorrifin, le dieu de l'ombre et du mystère. Mais elle se surestimait, car Dorrifin n’était pas la faible Citifla… Celui-ci détourna la magie de Zarkanax à son profit et consuma son âme dans un torrent d’énergie magique… Puis il investit son corps resté vide, et prit sa place. La destruction de l’essence de Zarkanax menèrent à la fureur d’Ashtérios, le dieu de la magie, de voir un tel dieu incarné créèrent cette zone de magie entropique.

 




Naturilias

 

La bataille de Myriana

Les landes de profania furent, dans les temps enciens, attaquées de toute part par un dénomé Fiomède Le Noir, un nécromant Noctarius devenut d'une puissance telle qu'il se voyait parmis le panthéon des dieux. Des citoyens affollés de plusieurs contrées trouvèrent refuges dans les bois, lieux où les morts animés avait du mal à les suivres et où la déesse Fraya les protégait. Les grandes puissances de se monde n'égalaient pas ce nécromant fou, qui allait attaquer le seul lieu où des centaines de réfugiés s'étaient rassemblés, et où les filles de fraya s'étaient armées jusqu'aux dents: Forestia.

La bataille décisive de ce temps fut jouée dans les forêts de la "Myriade", étendue verdoyante entourant Forestia. L'on vit ce jour une armée constituée de plusieurs races, se battant côtes à côtes pour une même cause, sous une même bannière. Cette armée redoutable de Profaniens fut dirigée par la Grande Canine Naturilia (la chef des guerrières) de l'époque, Myriana. Bien que plusieurs races refusèrent de ce joindre à cette guerre, notament les orchilions et les noctarius, qui se battirent sous une autre banière, mais toutefois pour la même cause, le nécromant trouva la défaite. La déesse Fraya avait donné un fort coup de main, en jettant sur les hordes de zombies sa fureure et sa puissance. Éclairs, éboulements, tornades, raz-de-marées et même de violentes attaques d'animaux firent vite plier le nécromant. Les armées de profania se battirent avec ardeure sous les commandes de Myriana, et plusieurs avouèrent que sans elle et ses idées de pièges, la guerre aurait prit un tout autre tournant.

Durant la bataille, les morts-vivants et les autres monstres des abysses avaient envahis forestia et ses bois, créant la torpeur chez ses habitants. L'armée de Myriana s'était rassemblée dans une plaine un peu plus loin, pour décider d'un plan qui ferait reculer les morts. On voyais la longue colonne de guerriers et de guerrières trembler de peur, mais la Grande Canine ne montra pas ce sentiment. Elle éleva la voix, et tous purent entendre son plan d'attaque quelque peu insolite.
" Nous allons utiliser les produits de la nature contre ces monstres, dit-elle."
Et elle envoya ses troupes dans les forêts, les faisant attendre que les morts-vivants s'approchent, puis l'armée se mit à crier comme des animaux enragés, et à lancer du sable au visage des zombies. Le chef de la horde de zombie, une liche, se mit à rire devant cette scène plutôt rigolotte, et cela immobilisa les morts. Avant que la liche eut le temps d'arrêter de rire, Myriana agita sa bannière pour faire signe à ses troupes d'agir. Alors, en une fraction de seconde, une horde de loups et d'ours se jetta sur les assaillants, pendant que l'armée attaqua sans faire de quartiers. Ils activèrent plusieurs pièges qui furent installés préalablement. Des troncs tapissés de pointes de flèches et de cornes étaient lancés sur les monstres du haut des arbres; des pilloties effilés se cachaient au fond de trous creusé sous les pas des assaillants. Ce fut la bataille la plus courte et la plus féroce de tout les temps, racontes-t-on.

Quand la bataille fut terminée, et que les peuples s'en retournèrent rebâtir leurs habitations, Myriana reçut un remerciment spécial de la part de sa déesse-mère. Jusqu'à ce jour, peu de Naturilias peuvent affirmer ce que c'était; certains croient que ce fut l'arc sacrée d'Arthia, Faliande, tandis que d'autres penses plutôt que ce serait le privilège de vivre avec Anya et Calixia dans leur demeure céleste de l'île des encêtres.

Écrit par Azarone

 




Orchilions

 

Gakomik, tête de diamant

Il y a de cela très longtemps, lorsque les guerres entre Orchilions et Landolors battaient à leur plein; un temps où Nemesis commençait à structurer et discipliner le peuple orchilion, une armée était en train de se lever. Les orchilions étaient de plus en plus motivés. Un grand centurion du nom de Gakomik Kamilg était connu pour sa détermination. On pouvait le reconnaître par ses sourcils épais qui se joignaient et sa tête imberbe qui miroitait l’éclat du soleil. Les Landolors étaient très déterminés à éliminer Nemesis, de peur qu’il puisse lever une armée assez grande pour assiéger Tradenia. Le 14 septembre au soir, après une grande fête en l’honneur du grand guerrier qui venait de conquérir un nouveau territoire, tous se mirent à boire et fêter. Aux petites heures du matin du 15 septembre, alors que les orchilions dormaient toujours, une armée ennemie marchait vers le village fortifié. Les premières lueures de la matinée vinrent se refléter sur le superbe crâne de Gakomik, ce qui réveilla aussitôt quelques soldats qui aussitôt réveillèrent à leur tour Gakomik.

Soudain, une volée de flèches enflammées mirent en feu les maisonnettes du village. Tout était pris de surprise et ne savait quoi faire. Gakomik, de son air déterminé, ne pouvait pas s’avouer vaincu ainsi. C’est alors qu’il regarda autour de lui et remarqua les bouteilles de bières au sol ainsi que les casques des soldats qui traînaient. D’une voix claire et forte, Gakomik ordonna aux soldats de mettre leurs casques et de prendre n’importe quoi qu’ils verraient pour s’armer. D’une rage et d’une détermination sans bornes, Gakomik, tel un fou, fonça tête baissée, sa tête miroitant l’éclat du soleil. L’armée landolor, qui ne comprenait rien, pensaient que Carcan leur était venu en aide. Les landolors sonnèrent la retraite, étant ébloui par ce petit crâne qui reflétait le soleil comme un diamant. Gakomik mourut après avoir reçu une flèche au centre du crâne. Depuis ce jour, certaines personnes disent entendre Gakomik hurler sur les terres orchilionnes « nous combattrons jusqu'à la mort! ». Et ainsi fut créée la fête de Gakomik, le 14 septembre, où tous boivent. Au levé du jour est organisée une bataille sur les plaines, où tous se battent torse et poings nu, saouls, en souvenir de ce moment mémorable.

Écrit par Venuk Von Kish





 

Mise à jour par Azarone : 14 Septembre 2006